Les potins et préjugés envers le Parc Nautique

1. C’est un sport pour riches !

L’installation de 2 téléskis avec chacun 8 à 10 skieurs simultanément permet d’atteindre des prix extrêmement raisonnables qui se situent à moins de frs 20.- l’heure, y compris la location du matériel. Des cartes à « 10 courses » permettront également de s’exercer progressivement et cela pour le même prix. Comparé aux autres activités pour les jeunes, ces tarifs sont populaires. Ces équipements seront également mis à disposition pour le sport scolaire facultatif et pour les passe-ports vacances. Pour le ski nautique, le prix est plus élevé, car on a un seul utilisateur avec un seul bateau.


2. On a déjà un lac

Un plan d’eau fermé et peu profond (1m50) offre des conditions idéales pour la pratique du sport, à l’image de la natation en bassin fermé ou pour les sports de balle, volley, badminton, hockey, etc Le mouvement des vagues est très différent sur une surface d’eau de faible profondeur comme c’est le cas pour le plan d’eau. A Yverdon-les-Bains et environs, l’accès aux rives pour des activités sportives est interdite à moins de 300 m. D’autres sports, comme le kite-surf, ont été interdits pour des raisons de protection de la faune. Un téléski sur un plan d’eau offre des conditions de sécurité idéales pour tous les niveaux, y compris les débutants et les petits enfants.. Les 2 installations sont parallèles, de part et d’autre de la Thièle.


3. Ça coûte trop cher

C’est un grand projet et son coût, devisé à moins de 8 millions, est important. Par contre, pour la Ville, l’investissement de frs 830'000.- représente un effet de levier considérable pour décrocher d’autres soutiens. C’est un bon exemple d’un partenariat public-privé où la collectivité publique est gagnante : pour un investissement de moins d’un million, c’est un véritable parc urbain qui est créé à l’ouest de la Ville et sans aucun frais d’exploitation annuelle à la charge du contribuable !


4. L’agriculture de proximité est menacée

Le Plan partiel d’affectation des Quatre-Vingt couvre une surface agricole de 40 ha, loués par la Ville et exploités actuellement par l’entreprise de maraîchage Stoll.
22.5 ha seront utilisés pour les bassins et les aménagements, 17.5 ha resteront exploitables de manière extensive pour l’agriculture. Les études effectuées sur le terrain montrent que les terrains sont de qualité moyenne, car fréquemment inondées, d’une terre maraîchère de qualité moyenne en raison d’un sous-sol en limon crayeux (calcaire) qui limite fortement le choix des cultures. Actuellement, on y trouve un vaste champ de maïs « à l’américaine », car les locataires successifs ont renoncé aux cultures maraîchères sur ce terrain, en raison de pertes fréquentes des récoltes.


5. Les jardins familiaux sont sacrifiés

ELe projet ne supprime aucun jardin familial. Sur les 550 plantages, la rotation naturelle permet de répondre aux demandes en attente qui sont d'environ 10 à 15 par an. Dans le Plan directeur communal, une zone de 4 ha était réservée pour l’extension des plantages. Mais en raison de la qualité moyenne de ces terrains pour le maraîchage (voir rumeur no. 4), ils ne correspondent pas à l’attente des demandeurs de plantages.


6. Le Canton soutient massivement ce projet

Le soutien cantonal représente 30 % du coût du projet. Le Canton soutient ce projet, car c’est un équipement d’importance nationale. Son intervention n’est pas exceptionnellement élevée et comparable à d’autres interventions dans le domaine sportif et touristique. D’autres régions, comme les Alpes vaudoises, bénéficient de soutiens pour de nombreuses installations touristiques. Ce projet est soutenu, car c’est un projet pour les jeunes, dans le secteur des sports de glisse et où la région du Nord vaudois peut développer un nouveau potentiel.


7. Ça fait du bruit

Le téléski nautique est actionné par un moteur électrique triphasé de 40kw qui est totalement inaudible, même depuis les berges. Pour le ski nautique, le bateau a un moteur « in-board », soit à l’intérieur de la coque du bateau et d’un niveau sonore comparable à une voiture. D’une manière générale, l’étude d’impact a montré que les nuisances sonores émises par l’exploitation des plans d’eau sont imperceptibles (couverts par l’autoroute et l’aérodrome) et que les exigences légales en terme de nuisances sonores sont entièrement respectées.


8. Le trafic va augmenter

Le parc nautique va attirer les habitants d’Yverdon-les-Bains. Par sa proximité, il sera facilement accessible à pied ou à vélo. La ligne de bus no. 4 passe à proximité (arrêts « Moulins » et « Curtil-Maillet »). Pour les utilisateurs extérieurs, 40 places de parc sont prévues. Cette augmentation du trafic est comparable à l’augmentation du trafic de ces dernières années, en raison de l’augmentation de la population et des déplacements.
Lors des grandes manifestations, des transports spéciaux (mini-bus, bus) seront organisés depuis la gare et 200 places de parc sont possibles sur les bandes herbeuses en bordure du terrain.


9. Il n’y a pas de club à Yverdon-les-Bains

Il n’y a pas de club, mais il y a des adhérents et des adeptes du ski nautique et du wakeboard et d’autres sports de glisse : ils se rendent ailleurs et doivent se déplacer parfois loin (Bourg-en-Bresse) pour pratiquer sur des plans d’eau. La création du parc nautique va à coup sûr stimulé la pratique de ces sports « fun » et voir beaucoup de jeunes s’y intéresser ! La possibilité d’assister à des compétitions de niveau national et international dans tous ces sports nautiques, y compris le sport-handicap, va encore élargir le cercle des adeptes.


10.La Ville va devoir payer si ça ne marche pas

Le téléski nautique est une activité rentable : aucune installation créée dans le monde à ce jour n’est déficitaire. Même en cas d’arrêt de l’exploitation, les 2 plans d’eau restent un élément attractif pour le paysage de la Plaine de l’Orbe, un lieu d’agrément propice à la promenade où d’autres activités peuvent se poursuivre ou s’y implanter (pêche, canoë, jeux en plein air etc. ).
Les aires de jeux et de pic-nic en bordure de lac créent un centre d’intérêt et d’activité en complément du téléski nautique et fonctionnent indépendamment de l’ouverture du complexe. Les aménagements extérieurs seront également conçus pour nécessiter un entretien minimum.

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