Le ski nautique

Le ski nautique est un sport nautique consistant à se faire tracter par un bateau. Il existe également plusieurs variantes tel que le "barefoot" ou nu-pieds qui se pratique sans skis.

Le ski nautique fut expérimenté en France dès 1920 puis repris par l'Américain Ralph Samuelson en 1922, qui fait aujourd'hui office d'inventeur de cette activité. En 1925, Fred Waller dépose un brevet pour les premiers vrais ski s nautiques appelés Dolphin Akwa-Skees.

En 1940, Jack Andersen met au point le premier ski pour faire des figures. C’est un ski plus petit, plus large et qui n’a pas de dérive.


Le matériel

Les premiers skis étaient faits en bois. Depuis la fin des années 1970, la fibre de verre a fait son apparition, puis d'autres matériaux comme le carbone ou le graphite. Les skis de compétition actuels sont majoritairement réalisés en carbone, pour sa rigidité, longitudinale et en torsion, et sa légèreté. Les skis nautiques ressemblent aux skis alpins, mais ils sont plus larges. Les fixations, ici appelées chausses, sont en caoutchouc, de manière à permettre un déchaussage du pied en cas de chute.

En slalom et surtout en figures, un nombre croissant de compétiteurs utilisent des chausses avant rigides, dites Skitechnic ou Skitec, composées d'une coque similaire à celles utilisées pour les rollers en ligne et d'un système de fixation issu du ski de randonnée permettant un déchaussage identique à celui du ski alpin en cas de chute violente. Les skis comportent également une dérive, éventuellement réglable, à leur extrémité arrière.

Les bateaux de ski nautique mesurent habituellement entre 4 et 6 mètres, et présentent certaines particularités: ils sont motorisés par des moteurs V8 de 300ch ou plus de puissance, pour le couple du moteur qui permet des accélérations franches au démarrage puis le maintien d'une vitesse constante malgré la traction du skieur, qui peut être très forte en slalom.


Le bi-ski

Ce type de ski se pratique avec deux skis indépendants, et est généralement conseillé aux débutants pour sa facilité. La plus grande surface obtenue avec les 2 skis (en comparaison à celle d'un monoski), procure au skieur plus de portance et lui permet de sortir de l'eau plus facilement. Les jeunes débutants (dès l'âge de 4-5 ans) peuvent aussi s'initier à la pratique du ski nautique en utilisant une version adaptée des bi-skis, qui seront à l'occasion liés entre eux et lestés a l'arrière pour accroitre la stabilité des skis sous l'eau. En bi-ski, la vitesse du bateau est adaptée au gabarit du skieur, et se situe généralement entre 15 km/h (très jeunes skieurs) et 40 km/h. Contrairement à une croyance répandue, la vitesse du bateau n'augmente pas forcement proportionellement au niveau du skieur, mais ce dernier cherchera plutôt ici à se tourner vers d'autres disciplines, tel que le slalom ou les figures.


Le slalom

Le slalom est l'une des 3 épreuves de ski classique, avec les figures et le saut. en slalom, le compétiteur skie sur un seul ski, dit "monoski" ou "monoslalom", et doit contourner par l'extérieur 6 bouées (3 de part et d'autre du bateau) pendant que le bateau suit une ligne droite au centre d'un chenal. La compétition commence à 34 km/h (37km/h pour la catégorie open) et progresse par palier de 3 km/h : 37, 40, 43, 46, 49, 52, 55 puis 58 km/h. Pour certaines catégories, notamment chez les femmes ou les cadets, la vitesse maximale est adaptée au gabarit du competiteur et limitée à 55 km/h.

Après avoir effectué avec succès le passage à vitesse maximum, la corde est raccourcie par paliers successifs (raccourcissement souvent désigné en langue anglaise par "X off" où X correspond à la longueur de corde qui a été enlevée). Les bouées se situant toujours à la même distance du chenal dans lequel passe le bateau, il devient de plus en plus difficile pour le skieur d'atteindre ces bouées. À moins de 11,25m, la corde est plus courte que la distance du chenal aux bouées et le skieur se doit de compléter la distance à l'aide de son corps, en se couchant sur l'eau. Le vainqueur de l'épreuve, à l'image du saut à la perche, est la personne qui a réussi à passer le plus de bouées avec la corde la plus petite en ayant complété toutes les autres longueurs et vitesses précédentes.


Le saut

Le saut est une discipline consistant à executer le saut le plus long possible à l'aide d'un tremplin (ou rampe). Le sauteur réalise son saut sur deux longs skis, généralement autour de 110-120% de sa taille, munis de dérives longues d'une vingtaine de centimètres mais peu profondes pour pouvoir supporter le poids du skieur sur le tremplin et ne pas le désequilibrer. Le skieur est tiré à l’arrière d’un bateau à une vitesse préalablement fixée et limitée à 57 km/h pour les hommes (54 km/h pour les femmes). Le tremplin, d'une longueur de 6,80 m, est élevé selon la volonté du sauteur à 1,50 m, 1,65 m ou 1,80 m. Afin de sauter le plus loin possible, le skieur va prendre de la vitesse en effectuant des coupes (trajectoires diagonales à l'axe du bateau), qui seront accompagnées par un contre du bateau. En effet, la puissance du skieur lors de ces coupes peut ralentir la vitesse de traction de près de 5 km/h pour les skieurs de haut-niveau. Adoptant en l'air une position comparable à celle des sauteurs à ski, le skieur va effectuer son saut et surtout continuer à skier après sa réception pour que le saut soit homologué.


Les figures

3e discipline du ski classique, les figures consistent à accumuler durant 2 parcours de 20 secondes le plus de points possibles, points étant attribués selon un barême lié à la difficulté de la figure réalisée. Le figuriste utilise un (deux pour les débutants) ski plus large et plus court que les skis classiques, ayant la particularité de ne pas avoir de dérive. Les figures sont réalisées en "main-en-main", c'est-à-dire avec le palonnier dans les mains, ou "corde au pied", qui nécessite un palonnier adapté.


Source : wikipedia.org